Ce que couvre la multirisque cabinet
La multirisque cabinet regroupe plusieurs garanties sous un seul contrat : les dommages aux locaux (incendie, dégât des eaux), le vol et le vandalisme, le bris du matériel professionnel et, souvent en option, la perte d'exploitation et le volet cyber. Elle se distingue de la RC Pro qui couvre les dommages causés à vos patients — ici, c'est votre outil de travail qui est protégé.
La RC exploitation, souvent incluse, couvre aussi les dommages corporels subis par des tiers dans vos locaux — par exemple un patient qui glisse dans votre salle d'attente.
Local & matériel
Les garanties incendie, dégât des eaux et vol constituent le socle de la multirisque. Leur niveau de couverture dépend directement de la valeur déclarée de votre matériel. Sous-estimez la valeur à neuf de vos équipements, et vous risquez une règle proportionnelle en cas de sinistre.
Pour un cabinet de kinésithérapie, de chirurgie dentaire ou de vétérinaire, la valeur du matériel peut dépasser 50 000 €. Faites un inventaire précis avant de souscrire et mettez-le à jour chaque année.
À retenir — la valeur déclarée doit correspondre au coût de remplacement à neuf, pas à la valeur d'achat amortie. Un contrat sous-déclaré ne vous remboursera qu'en partie.
Données patients & cyber
Vos dossiers patients sont des données de santé sensibles au sens du RGPD. En cas de violation (vol, piratage, incendie détruisant les sauvegardes), vous êtes tenu de notifier la CNIL sous 72 h et les personnes concernées dans les meilleurs délais.
Un volet cyber intégré à la multirisque prend en charge la gestion de crise, la communication post-incident, la remise en état des systèmes et l'assistance juridique. L'assurance ne couvre jamais l'amende CNIL elle-même, mais elle réduit considérablement l'impact opérationnel et financier.
Pourquoi c'est pertinent ici — les dossiers patients numériques existent même dans les plus petits cabinets (logiciel de facturation, messagerie sécurisée de santé). L'option cyber n'est plus réservée aux grands établissements.
Bien dimensionner : capitaux et perte d'exploitation
Deux paramètres sont souvent sous-évalués à la souscription. Les capitaux assurés (valeur à neuf du matériel + agencements) : un écart entre la valeur déclarée et la valeur réelle entraîne une règle proportionnelle, c'est-à-dire une indemnisation partielle. La perte d'exploitation : elle couvre votre revenu pendant l'interruption forcée, mais sa durée d'indemnisation (30, 90, 180 jours) doit couvrir le temps réel de remise en état de votre cabinet spécifique.
Pour un cabinet de chirurgie dentaire ou de vétérinaire, réinstaller un plateau technique peut prendre plusieurs mois. Choisissez une durée d'indemnisation adaptée à la complexité de votre environnement.
Souscrire : ce qu'il faut préparer
Pour obtenir un devis précis, préparez : la surface du cabinet (en m²), l'inventaire du matériel professionnel avec les valeurs à neuf, le type de locaux (propriétaire ou locataire), et vos antécédents de sinistres. Si vous exercez en groupe, précisez si le contrat doit couvrir l'ensemble des praticiens ou uniquement votre partie.
Comparez les assureurs spécialisés santé sur les mêmes garanties : plafonds, franchises, options cyber et perte d'exploitation incluses ou en supplément. Le prix d'appel peut masquer des franchises élevées ou des capitaux plafonnés.